jeudi 1 décembre 2016

Meurtres pour rédemption de Karine Giebel

992 pages
8 mars 2012
Pocket


Marianne, vingt ans. Les barreaux comme seul horizon. Perpétuité pour cette meurtrière.

Indomptable, incontrôlable, Marianne se dresse contre la haine, la brutalité et les humiliations quotidiennes.
Aucun espoir de fuir cet enfer, ou seulement en rêve, grâce à la drogue, aux livres, au roulis des trains qui emporte l'esprit au-delà des grilles. Grâce à l'amitié et à la passion qui portent la lumière au cœur des ténèbres.
Pourtant, un jour, une porte s'ouvre. Une chance de liberté.
Mais le prix à payer est terrifiant pour Marianne qui n'aspire qu'à la rédemption.



Alors, autant j'ai eu des hauts et des bas avec Purgatoire des innocents qui m'avait tantôt dégoûtée tantôt fascinée, autant avec Meurtres pour rédemption je suis restée admirative du contenu du début à la fin. Même quand la deuxième partie montrait des moments de longueurs. Pour moi, ces moments étaient en train d'installer le final et il aurait peut-être été trop brutal d'être plus expéditif en retirant quelques morceaux. Cette attente de l'inévitable, la connaissance faite les uns avec les autres prennent tout leur sens au dénouement.

Meurtres pour rédemption, c'est une incursion dans l'univers carcéral des femmes. C'est vivre aux côtés de Marianne, vingt ans, meurtrière "malgré elle". Condamnée à perpétuité, elle tente de vivre et survivre au quotidien avec l'aide d'un maton, Daniel, qui lui apporte sa dose d'héroïne contre un moment "particulier" avec elle. A force de faire durer ces pratiques, l'addiction humaine dépassera le reste. Mais lorsque l'on propose à Marianne de l'aider à s'échapper, l'aider à se refaire une vie loin de ce cauchemar, tout se chamboule dans sa tête. Va-t-elle accepter ? Quelles en seraient les conséquences ? Qui sont ces gens et pourquoi elle et personne d'autre ?

Nous entrons dans la vie difficile et mouvementée de Marianne, que j'ai défendu et appréciée durant la première partie, détestée en totalité durant la deuxième partie, et pour qui j'ai eu beaucoup de compassion lors du dénouement. C'est un personnage fort, incroyablement déglingué, qui devient à moitié aliéné par la force des choses (et de l'héroïne). C'est une femme qui mérite une deuxième chance, mais à condition qu'elle mette un peu moins de bestialité dans ce qu'elle entreprend.
L'homme qu'elle aime, Daniel, est quelqu'un de très humain, comme Justine, une autre surveillante que j'ai beaucoup aimée ici.

Et puis, il y a Franck. Je ne dirai pas qui il est, ni où il apparaît. Mais c'est mon personnage coup de cœur dans ce livre. C'est lui que j'ai aimé découvrir du début à la fin. Lui qui rend ce livre humain, au-delà des autres personnages. En tout cas pour moi. C'est ce Franck qui m'a fait pensé que certaines longueurs devaient être nécessaires pour une vraie mise en place du plus important dans l'histoire.

Et le reste : les bagarres sanglantes, les meurtres pas souvent calculés, la complicité, les horreurs que l'on imagine (sans forcément bien le faire) dans ce monde de femmes (mauvaises pour une grande partie)...


Tout ça (et encore plus) fait que près de 1000 pages lues en 3 semaines, c'est comme vivre avec les personnages. Le lendemain, je voulais relire du "Marianne" et encore du "Marianne"... Mais non, je l'avais enfin fini, ce livre. Je ne sais pas ce que valent les autres romans de Karine Giebel (à part Purgatoire des innocents que je ne relirai jamais plus) mais il est sûr que je vais réitérer avec cette auteure.




mardi 1 novembre 2016

La lettre et le peigne de Nils Barrellon

296 pages
10 septembre 2016
Editions Jigal


Avril 1945. Anna Schmidt erre dans les rues dévastées de Berlin à la recherche d’un abri. Janvier 1953. Elle confie à son cousin Heinrich une mystérieuse lettre qu’elle lui demande de remettre à son fils Josef si un jour celui-ci se sentait en danger et venait la réclamer. Septembre 2012. La capitaine Hoffer enquête sur l’assassinat d’un gardien du musée d’Histoire de Berlin. Le mobile du crime semble être le vol d’un peigne tristement célèbre… Quelques mois plus tard, Jacob Schmidt est sauvagement agressé en sortant d’un club. En déposant plainte, il croise la capitaine Hoffer, très intriguée par son histoire. Depuis, Jacob se sent traqué. Et le souvenir de cette lettre dont Josef, son père, lui avait parlé lui revient en mémoire… De Francfort à Paris en passant par Berlin, il décide alors de tenter l’impossible pour la retrouver…


C'est une découverte totale de l'écrivain avec ce roman et je remercie Babelio et Jigal de m'avoir permis de sauter le pas !

J'ai souhaité découvrir ce livre car j'entends beaucoup parler de Nils Barrellon, et cette fois l'histoire m'attirait réellement car elle abordait la Second Guerre Mondiale. Mais les passages ne sont tout de même pas fréquent. Le récit se divise en plusieurs époques. Nous faisons la connaissance d'Anna en 1945, de son fils Josef, puis de son petit-fils Jacob en 2012. L'on penserait à un roman historique, mais l'intrigue policière prend petit à petit sa place.

J'avoue que j'ai eu beaucoup de mal à entrer dans l'histoire. Je ne comprenais pas vraiment comment je devais me positionner et je ne prenais pas tant plaisir que ça à avancer. Les cinquante premières pages ont été atteintes difficilement. Mais après ça, j'ai commencé à apprécier les personnages, les changements d'époques, et le lien avec chacune. Même si parfois le changement d'époque se faisait au cours d'un chapitre. Assez déroutant.

Nils Barrellon m'a bluffée avec toutes les recherches autour de l'Allemagne car même si tout ne tourne pas autour de l'époque Hitlérienne, le roman en est fortement imprégné. Je lui tire aussi mon chapeau car pour une des rares fois ces dernières années, j'ai apprécié l'histoire policière en parallèle de l'intrigue.

Après avoir fermé ce livre, je me sens complètement satisfaite. L'ensemble est convainquant, la fin totalement inattendue et loufoque (mais tellement possible), les personnages suffisamment attachants. Bref, pour passer un bon moment, je vous le conseille totalement.




dimanche 28 août 2016

Journal d'un vampire en pyjama de Mathias Malzieu

240 pages
27 janvier 2016
Albin Michel


Journal intime tenu durant l'année où Mathias Malzieu a lutté contre la maladie du sang qui a altéré sa moelle osseuse et la mort personnifiée, Dame Oclès. 


"Me faire sauver la vie est l'aventure la plus extraordinaire que j'aie jamais vécue."

Attention, mon coup de cœur 2016.

J'ai été littéralement envoûtée, transportée par les mots que je lisais. Et pourtant... Mathias Malzieu s'est battu comme un lion durant cette année.
Il ne sait depuis combien de temps il poussait ses forces à bout. Mais son corps fut fortement anémié et lorsqu'il se rend compte qu'il voit les pièces s'agrandir autour de lui, qu'il n'a plus la force de marcher et qu'il perd son sens de l'équilibre, il se raisonne et finit par consulter. Et de là s'installe la maladie. Et il faut la combattre, peu importe le planning professionnel qui s'impose à lui. Et pourtant, cela prend place au moment de la promotion de son film Jack et la mécanique du cœur, un long métrage qu'il voit comme un rêve se réaliser enfin. Il ne doit pas rater tout ce qu'il se passe autour, et veut concilier les traitements avec ses rencontres médiatiques sans que quiconque remarque son état de santé. Et c'est là que je suis en admiration. Je n'ai rien vu à l'époque. Et pourtant j'ai suivi la promotion du film, tellement j'attendais ce moment. J'avais emmené ma fille de 8 ans voir le film d'animation à sa sortie en salles.

Mathias Malzieu est connu et reconnu pour ses livres à l'écriture poétique et enivrante pour toute personne qui s'aventure entre ses lignes. Et dans Journal d'un vampire en pyjama, qu'il a écrit durant son année de maladie, de chambre stérile, de greffe, il a gardé cette façon bien à lui d'écrire la douleur, l'angoisse et l'inévitable en étant honnête, certes, mais surtout en mettant beaucoup de choses en scène de façon plus abordable pour le public. Il se nomme vampire car il a besoin de transfusion de sang encore et encore, il sent l'épée de Dame Oclès au-dessus de lui et voit même cette Dame se matérialiser de plus en plus souvent... C'est un essai réussi, magnifique à lire et relire, qui nous fait vibrer, frissonner, tellement la magie Malzieu opère. Même si je n'ai pas encore lu tous ses livres, je pense que cet écrit est vraiment le plus réussi, le plus honnête et le plus impressionnant de toute son oeuvre.



Et pour ceux qui auront autant apprécié que moi, l'album Vampire en pyjama sorti dans la foulée sera un petit plus pour prolonger l'univers du "grand" homme.



N.B. : Je l'ai rencontré quelques mois avant que sa maladie soit diagnostiquée, lors d'une dédicace pour Le plus petit baiser jamais recensé, et l'échange fut vraiment doux et agréable... Un régal !





vendredi 26 août 2016

Jours sans faim de Delphine de Vigan

124 pages
5 janvier 2009
J'ai lu


Laure, dix-neuf ans, est anorexique au dernier degré. Elle entre à l’hôpital au service de nutrition. Hospitalisée pendant trois mois, elle oscille entre angoisse et volonté de s’en sortir, pour finalement accepter de perdre le contrôle sur la seule chose de sa vie qu’elle maîtrise : son poids. Dans un style remarquable de sobriété, Delphine de Vigan dresse le portrait de ce combat pour la survie.


Jours sans faim est de ces livres à mettre dans toutes les mains. Je me souviens encore de "Piégée, mémoires d'une anorexique" de Marya Hornbacher, lu en 2003, et qui m'a marquée à jamais. L'anorexie est une maladie installée par le mental. Elle est basée sur un mal-être, une envie de disparaître de la surface de la terre, mais au lieu d'avoir recours au suicide, trop horrible et radical, se laisser mourir de faim peut devenir une idée pour se faire accepter tout d'abord par le monde extérieur et les idées préconçues par la mode, puis de vouloir attirer l'attention pour une chose ou une autre. Cela résulte souvent aussi d'un traumatisme familial. L'enfant ne trouvera que ce moyen pour se faire remarquer de sa famille, et s'effacer physiquement malgré l'envie de montrer sa détresse.


Delphine de Vigan a choisi dans ce roman de nous plonger uniquement dans la phase "traitement de la maladie" et d'en montrer les difficultés. L'hôpital est le centre du roman car tout ce qui s'y passe pour sauver la vie de Laure est écrit. Il y a quelques explications sur l'environnement humain de Laure, notre adolescente anorexique ici (en réalité l'auteure elle-même, bien que ce livre soit noté comme "roman" et non "témoignage"), qui l'a précipitée dans cette envie de disparaître. Les mots sont incisifs, très justes. Ce n'est pas forcément LE livre de référence car il ne parle pas de tout "avant-pendant-après" mais il explique profondément les sentiments que suscite la maladie. A lire, rien que pour s'informer.


Le plus petit baiser jamais recensé de Mathias Malzieu



157 pages
15 mars 2013
Flammarion


Un inventeur-dépressif rencontre une fille qui disparait quand on l'embrasse. Alors qu'ils échangent le plus petit baiser jamais recensé, elle se volatilise d'un coup. Aidé par un détective à la retraite et un perroquet hors du commun, l'inventeur se lance alors à la recherche de celle qui "fait pousser des roses dans le trou d'obus qui lui sert de cœur". Ces deux grands brûlés de l'amour sauront-ils affronter leurs peurs pour vivre leur histoire ?

Le plus petit baiser jamais recensé est un vrai faux polar romantique. Suite métaphorique de La mécanique du cœur, ce roman teinté de mélancolie regorge de gourmandise explosive. Comme si Amélie Poulain dansait le rock'n'roll et croisait le Petit Prince avec un verre de whisky.


Ce livre peut s'associer comme suite à La mécanique du cœur, même si cela n'est pas officiel. Mathias Malzieu sait, avec son style merveilleux et poétique, nous conter toutes sortes d'histoires avec douceur, tendresse, romantisme. Et il nous emmène ici dans une histoire folle d'une femme qui s'efface si on l'embrasse. Notre tendre héros va devoir la retrouver car il en est tombé amoureux et ne peut pas laisser aller sa vie sans savoir qui est cette demoiselle.

Nous assistons ici à une pseudo-enquête dans un univers atypique et envoûtant comme l'auteur sait si bien le faire. Quand j'ai rencontré Mathias Malzieu à la sortie de ce livre, après une longue et belle discussion, il m'a proposé un de ces chocolats qui étaient inspirés de ce roman. Encore une douce attention de la part d'un homme romantique... Et c'est tout à son honneur...




Pour conclure, j'insisterai sur le point que ce roman n'est pas son meilleur mais qu'il est tout de même propre à son univers. Quand on aime son écriture, on aime tous ses livres, mais pas forcément de la même intensité.

jeudi 4 août 2016

Après la fin de Barbara Abel

336 pages
14 novembre 2013
Fleuve Noir


Tiphaine et Sylvain vivent ensemble depuis presque 20 ans. Ils ont connu des moments merveilleux et ont surmonté main dans la main des épreuves difficiles. Comme tant d’autres époux… Aujourd’hui leur couple bat de l’aile et élever Milo, leur fils de 15 ans, n’est pas une partie de plaisir. Une situation qui pourrait être très classique… Si Milo n’était pas leur fils adoptif. Si Milo n’était pas le fils de leur ancien voisin David qui s’est suicidé dans sa propre maison. Si Milo n’était pas le meilleur ami de Maxime, leur fils, décédé brutalement à l’âge de 7 ans. Si Milo n’avait pas hérité de la maison de son père dans laquelle vit désormais la nouvelle famille recomposée. Et si une nouvelle voisine n’était pas venue s’installer précisément dans leur ancienne maison, de l’autre côté de la haie, avec un petit garçon de 7 ans… 


Même si j'ai eu quelques réserves sur le premier opus, il y a une nette différence entre le premier roman et la suite qu'est Après la fin. Hormis le fait que tous deux travaillent la psychologie des personnages, et ce d'une manière bien approfondie, le reste est inégal. Derrière la haine énonçait une intrigue à rebondissements, même si ces rebondissements sont généralement prévisibles, là où Après la fin résume une suite limite simpliste. Alors, oui Tiphaine est toujours aussi folle, oui son mari reste de connivence, mais Milo est totalement inexistant et insignifiant dans cette suite alors qu'il pourrait relancer quelque chose de palpitant. Cela contribue à ma déception. Barbara Abel amorce pourtant une histoire avec la fille de la nouvelle voisine, mais tout cela ne sert à rien dans le fond de l'histoire. Milo n'a aucune contenance, bien qu'on le fasse parler dans quelques chapitres. On saura juste qu'il ne souhaite pas aimer les gens parce qu'il se sent responsable des morts autour de lui, morts qu'il avait profondément aimés avant cela.

Nora, la nouvelle voisine, nous fait placer beaucoup d'espoirs en elle, on espère qu'elle va être de taille à plusieurs confrontations avec Tiphaine, mais le livre est trop court pour qu'il se passe grand-chose. Il y a beaucoup trop de réflexions comparé aux actions, cela crée comme un déséquilibre qui peut facilement lasser. Ici, l'appellation "thriller psychologique" prend tout son sens car tout est misé sur les pensées de chacun.

Je trouve tellement dommage que l'auteure ait (délibérément ?) écrit une suite qui ne donne pas de suspense, aucun fil à retordre au lecteur, tout étant linéaire et sans surprise, à notre grand désarroi. J'ai souvent eu les yeux qui se fermaient, luttant désespérément pour suivre ce qu'il se passait. Malgré mon avis mitigé pour Derrière la haine, les idées étaient bonnes, parfois maladroitement mises en scène, mais il y avait matière à réfléchir et à être surpris de la tournure que prenaient les choses.


Lecture en binôme avec Marie de Mes Mots Passants, découvrez son avis ici.

Un été 42 d'Herman Raucher

352 pages
2 juin 2016 (pour cette édition)
Folio


Oscy est le chef, il sourit tout le temps. Benjie est le plus jeune et il obéit à Oscy. Hermie, leur ami, 15 ans, est le spécialiste de l'inquiétude. Cet été 42 est son été. A eux trois, ils forment le Trio Terrible, qui partagent les cigarettes mouillées, les expéditions absurdes, les réflexions profondes, les vannes. Mais le Trio s'ennuie. Et Hermie est amoureux fou d'une femme qui a au moins 23 ans et ne sait même pas qu'il existe. "Si c'est l'amour de ta vie, va lui dire bonjour !" dit Oscy. Facile à dire.


Cette histoire prend place pendant la Seconde Guerre Mondiale. Elle ne sera que la toile de fond et cela nous permet de lire autre chose que des moments de guerre et de terreur.

Nous faisons la connaissance de 3 jeunes hommes, à l'aube de leur sexualité : Benjie, Oscy et Hermie. Le premier, le plus jeune, reste assez en retrait dans l'histoire ; le deuxième se prend pour le chef de la bande ; le troisième est le plus savoureux, le plus drôle et le plus posé de tous. Mais les hormones le travaille plus que ses camarades et cet été de l'année 42 va être propice à son épanouissement sexuel. Il va tomber amoureux fou d'une femme plus âgée que lui et espérera croiser son chemin, son regard, et plus encore, malgré que son mari est parti à la guerre.

Les émois de ces jeunes garçons sont racontés d'une façon très subtile généralement, surtout lorsque l'on parle d'Hermie. Oscy est un jeune homme un peu trop déluré et a un bagout un peu trop forcé. Ce dernier veut à tout prix dépuceler son ami et sa lourdeur dans ses décisions fera sortir Hermie plusieurs fois de ses gonds.

C'est tout cet ensemble qui est drôle. J'admire l'auteur d'avoir réussi à écrire une histoire si simple avec des mots si doux, si tendres, qui donnent l'impression d'être susurrés à notre oreille. J'ai un réel coup de cœur pour le caractère et la personnalité d'Hermie (notre auteur donc). Il est réaliste, sensé, posé, et ne veut faire de mal à personne. Il souhaite découvrir l'amour d'une belle façon et c'est tout à son honneur.

Non seulement Hermie est un coup de cœur (ce qui est extrêmement rare chez moi) mais c'est tout le livre qui en représente un. Je suis admirative du style d'écriture d'Herman Raucher. C'est tellement poétique, quand il le faut, et "rentre-dedans" quand le personnage ou la situation l'impose. J'ai savouré l'histoire, belle, drôle et finalement triste à la fois. Et elle est d'autant plus authentique qu'elle reflète l'adolescence de l'auteur, ayant voulu écrire sa jeunesse pour rendre hommage à son ami Oscy mort pendant la guerre de Corée.

Je me tenterai peut-être à regarder le film un jour. En tout cas je remercie vraiment les Editions Folio de m'avoir fait découvrir cet incontournable de la littérature classique et historique.